Syrie: Ankara fait-il un rétropédalage?

http://www.presstv.com/DetailFr/2016/08/06/478714/Syrie-un-rtropdalage-dAnkara

Le revirement partiel du président turc sur le dossier syrien relèverait apparemment de la réaction mitigée de Washington à la tentative du coup d’Etat en Turquie et de son refus d’extrader Fethullah Gülen.

Le quotidien Al-Quds Al-Arabi a prétendu que, selon les sources militaires proches du général Qassem Soleimani, les responsables turcs avaient fait part à l’Iran de leur décision de fermer, autant que faire se peut, les frontières entre la Turquie et la Syrie.

Citant ses propres sources, Al-Quds Al-Arabi poursuit : « La Turquie a annoncé à l’Iran qu’elle avait retiré ses experts militaires et sécuritaires de la cellule d’opération conjointe en Jordanie, et cela parce qu’elle voulait agir désormais de concert avec le gouvernement syrien au sujet de la guerre à Alep. »

« Le président de la Commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du Parlement iranien, Alaeddine Boroudjerdi, en visite à Damas, s’entretiendra à ce propos avec les responsables sécuritaires turcs et syriens », indique le quotidien, en allusion à la visite récente du député iranien au Liban et en Syrie.


Alep, le 5 août 2016, en Syrie. ©AFP

Et d’ajouter : « Pour les Iraniens, le revirement de Recep Tayyip Erdogan sur le dossier syrien puiserait probablement ses sources dans la réaction mitigée de la Maison Blanche à la tentative du coup d’Etat en Turquie et aussi dans le refus de celle-ci d’extrader Fethullah Gülen. Il se peut que la Turquie revienne sur sa décision, si les Etats-Unis commencent à coopérer avec la Turquie. »

Dans le même temps, les médias libanais confirment le retrait des experts sécuritaires turcs de la cellule d’opération qui commande depuis la Jordanie les opérations des terroristes takfiristes en Syrie. Les experts turcs de cette cellule collaboraient avec les terroristes opérant à Alep.

Les parties étrangères impliquées dans la crise en Syrie commencent peu à peu à se rendre à l’évidence : toute solution au conflit passe par le gouvernement syrien.


Poutine remanie son équipe: Le redéploiement du personnel annonce une refonte de la politique russe vis-à-vis de l’Ukraine et de l’Occident

Eduard POPOV

Le 18 juillet, le président russe Vladimir Poutine a signé un décret se rapportant à la démission de l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Russie en Ukraine, Mikhaïl Zoubarov. Coïncidence ou pas, ce décret a été signé le même jour qu’a été annoncé un certain nombre de changements de personnel au plus haut niveau du pouvoir en Russie.

Depuis sept ans, Zoubarov était ambassadeur de Russie en Ukraine. Beaucoup ont considéré que sa nomination était pour lui une sinécure, alors que pour d’autres il s’agissait d’une des plus grandes erreurs politiques de la Russie envers l’Ukraine. Dans la période post soviétique l’Ukraine a toujours occupé une place centrale dans la politique étrangère de Moscou. Il est donc essentiel que la mission diplomatique de la Russie soit dirigée par un homme politique respecté ou un diplomate hautement professionnel. Mais Zoubarov ne satisfaisait pas à ces critères. Non seulement il était l’un des ministres les plus impopulaires de Russie (alors qu’il était ministre de la Santé), mais il a également été accusé d’avoir utilisé sa position officielle dans l’intérêt de sa propre entreprise.

Les critiques se sont avérées correctes: Zoubarov ne s’était jamais montré digne du poste d’ambassadeur. L’ambassade de Russie observait passivement le passage de pouvoir en Ukraine entre les mains de russophobes préparés par l’Occident et soutenus par des structures d’État des États-Unis et de l’UE et par des ONG. J’ai eu l’occasion de travailler étroitement avec des représentants d’organisations russes ces années-là, et toutes ont noté l’oisiveté de l’ambassadeur Zoubarov en contraste avec la forte activité des missions diplomatiques et des ONG occidentales.

Toutefois, pour des raisons d’équité, il faut reconnaître que le problème n’est pas seulement l’individu Zoubarov. La pratique consistant à nommer des officiels qui ne parviennent pas à faire leur travail, comme ambassadeurs remonte à l’époque soviétique. Par exemple, l’ambassadeur de la Russie en Biélorussie est l’ex-gouverneur de la région de l’Altaï, Sourikov. L’Ukraine aurait dû être une exception au vu de son importance pour les intérêts de la Russie.

Les événements d’Euromaïdan et l’arrivée au pouvoir d’un bloc russophobe d’oligarques et de néo-nazis est en grande partie la faute de la Russie elle-même. La politique étrangère du pays connaît un déficit aigu de réflexion stratégique, avec une seconde caractéristique, son incapacité et réticence à travailler avec d’autres élites et la population plus largement. Le style de la politique étrangère aussi bien de l’URSS que de la Russie moderne, est entièrement dépendant du pouvoir établi. C’est pour ces raisons que l’ancien ministre et oligarque Zoubarov semblait convenir comme candidat, car il pouvait facilement tenir un langage commun avec l’ancien président et oligarque Ianoukovitch, puis avec le nouveau président par intérim et oligarque Porochenko.

Peut-être que l’éminent analyste politique ukrainien Mikhaïl Pogrebinsky avait raison quand il a apprécié la démission de Zoubarov comme la fin des relations «informelles» entre Moscou et Kiev. Dans ce cas «informalité» signifie une tendance à faire des compromis. Malgré la perception négative par l’élite russe de Porochenko, Zoubarov était encore «enclin à négocier.» Selon une publication russe, au début de cette année Vladimir Poutine et Porochenko étaient souvent en contact, avec des conversations téléphoniques hebdomadaires. Toutefois, cela n’a servi à rien. Cela signifie que «l’ami de Porochenko», Zoubarov ne convenait plus à la Russie comme ambassadeur à Kiev.

Si nous croyons Pogrebinski, les relations «presque dignes de confiance» entre Moscou et Kiev ont pris fin. Ce sera «inconfortable» pour Porochenko. Pogrebinski a soumis cette opinion dans une interview alors qu’il ne savait pas encore qui allait remplacer Zoubarov. Les informations sur le successeur de Zoubarov n’ont été connues qu’un peu plus tard.

Comme il se trouve, Mikhaïl Babiche, un jeune (né en 1969), ancien du KGB-FSB, deviendra le nouvel ambassadeur. Son passé comprend des années de service militaire, y compris de participation aux combats. En bref, il est l’antithèse complète de Zoubarov et sera peut-être pour Porochenko le partenaire le plus inconfortable que l’on puisse imaginer.

Mais revenons à un point antérieur. Le décret sur la démission de Zoubarov est venu le même jour que les changements de personnel en Russie. La spécificité de ce décret tient dans la nomination d’officiels de l’ex-KGB-FSB personnellement liés au président Poutine, à des postes élevés dans la hiérarchie de gouvernance (des gouverneurs régionaux, le dirigeant du service des douanes, etc.). Mikhaïl Babiche répond à toutes ces exigences. Ajouté à cela le fait qu’il soit jeune et énergique, est un «plus» important et agréable au caractère de son service.

Les remaniements de personnel en Russie et le changement d’ambassadeur en Ukraine, pourraient difficilement être considérés comme une coïncidence. Si cela est exact, alors bientôt nous apprendrons d’autres décisions relatives au personnel. Leur signification réside dans une mise à jour de la classe politique et au nettoyage de la couche dirigeante de Russie. Je suppose que tout cela a été fait en anticipation de politiques plus dures de la part de l’Occident. D’où la nécessité de suggérer de nouveaux principes et style pour la politique russe vis-à-vis de l’Ukraine dans le sens d’une plus grande activité et rigidité.

Tout cela va être bien inconfortable pour le président Porochenko.

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[Fort Russ, 29.7.2016

http://www.fort-russ.com/2016/07/putin-resuffles-deck-personnel-swaps.html]

[Traduction du russe par J. ARNOLDSKI,

du français Alexandre MOUMBARIS

relecture Marie José MOUMBARIS]


Halim Benattallah : «Les frappes américaines en Libye mettent l’Algérie en difficulté»

3  août 2016

Halim Benattallah. New Press

Dans une contribution au quotidien arabophone El-Khabar, Halim Benattallah, ancien secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé de la Communauté nationale à l’étranger et ancien ambassadeur à Bruxelles, a commenté la situation créée pour l’Algérie par les frappes américaines sur Syrte, en Libye, dont il estime qu’elles sont un indicateur qui révèle l’existence d’une stratégie par laquelle les Etats-Unis, la France et l’Italie mettent en œuvre leur double jeu traditionnel. Il explique pourquoi ces développements récents mettent l’Algérie en difficulté et pose à ce sujet, deux questions : «Est-ce que l’Algérie va condamner cette opération militaire et dans quels termes ? Est-il possible pour l’Algérie de condamner la présence de forces paramilitaires françaises, britanniques et italiennes», et fait observer que «jusqu’à présent, l’Algérie garde le silence sur tout cela». Il ajoute : «Ensuite, que faire avec un Premier ministre libyen qui demande une intervention militaire étrangère en dehors du cadre de l’ONU ?»

L’ancien ambassadeur d’Algérie à Bruxelles (2002-2008) rappelle que l’Algérie est pour la «légitimité internationale» et soutient le «gouvernement d’union nationale», alors que les forces étrangères étaient présentes en Libye avant même la constitution du gouvernement libyen. «Je serais très surpris, écrit-il dans sa contribution à El-Khabar, d’apprendre que le Premier ministre libyen, qui a visité l’Algérie, a eu le courage de l’informer sur cette opération.» Halim Benattallah déplore le fait que le Premier ministre libyen n’ait eu, après son retour à Tripoli, pour seul but que de faire appel à l’opération militaire étrangère en Libye. Il est clair, précise-t-il, qu’il a été forcé de le faire même en dehors de la couverture de l’ONU, car, souligne-t-il, il est connu que les Etats-Unis ne prennent pas en compte la légitimité internationale ni rien d’autre quand ils décident eux-mêmes de la résolution des questions militaires, et dans ce cas, pour Halim Benattallah, l’histoire se répète. Dans tous les cas, selon l’ex-diplomate algérien, les Libyens sont responsables de leur propre destin, si le gouvernement libyen a délégué ses décisions à certains pays occidentaux ou si des chefs de guerre font des ravages en Libye. Dans ces circonstances, il serait approprié de suspendre la réouverture de l’ambassade à Tripoli pour montrer que l’Algérie se démarque de ce qui se passe, recommande Halim Benattallah.

Dans son analyse des frappes militaires américaines sur Syrte, il fait constater que lorsque les Etats-Unis et leurs alliés semblaient attirer l’attention sur le «gouvernement d’union nationale» qui n’a été reconnu ni par les Libyens ni par la communauté internationale, ils préparaient en fait une intervention militaire directe, et ne cherchaient que la couverture, et leurs préparatifs sur le terrain n’ont jamais cessé. Halim Benattallah fait remarquer que les Etats-Unis ont précédé leurs alliés dans les frappes militaires, après avoir été réservés à ce sujet. Il fait part de ses doutes à propos de Daech, et il trouve légitime de s‘interroger si la menace de Daech n’a pas été simplement gonflée, comme en Syrie, pour servir de prétexte à la déstabilisation de la région et la destruction de certains pays. L’ancien ambassadeur pense que ce qui se passe peut être le début d’un plan stratégique pour diviser la Libye entre l’Est et l’Ouest, à cause des enjeux énergétiques et pour contenir la Russie en Méditerranée, ce pays qui a bloqué la stratégie des Etats-Unis et de leurs alliés en Syrie. Il estime que les bombardements sur Syrte donnent le signal d’une opération militaire imminente et ouverte, en soulignant le danger sur l’Algérie, qui devra faire face aux conséquences.


Lettre de prison de Bilal Kayed à son 48ème jour de grève

Institut tunisien des relations internationales

samidoun

Lettre de prison de Bilal Kayed à son 48ème jour de grève : « Vos luttes me donnent encore plus de détermination pour la victoire »

Par Samidoun/Bilal Kayed
1er août 2016


Le prisonnier palestinien Bilal Kayed, à son 48ème jour de grève de la faim, a publié aujourd’hui la lettre suivante depuis sa chambre à l’hôpital Barzilai, où il est détenu mains et pieds enchaînés à son lit. Kayed, 34ans, a commencé sa grève de la faim le 15 juin ; il devait être libéré le 13 juin après avoir purgé sa peine de 14 ans et demi dans les prisons israéliennes. Pourtant, au lieu d’être libéré comme prévu, il a été condamné à six mois de mise en détention administrative renouvelables indéfiniment sans inculpation ni jugement.

Il a immédiatement lancé une grève de la faim pour protester contre ce précédent menaçant tous les prisonniers palestiniens, une grève soutenue par ses camarades du Front Populaire pour la Libération de la Palestine, de gauche, et ceux de différents secteurs du Mouvement des Prisonniers Palestiniens. Plus de 100 prisonniers palestiniens se sont joints la grève de la faim collective pour la liberté de Kayed, dont le Secrétaire Général du FPLP Ahmad Sa’adat, les anciens grévistes de la faim Ghassan Zawahreh et Shadi Ma’ali, l’artiste de cirque Mohammed Abu Sakha, l’organisateur de la jeunesse Hassan Karajah et bien d’autres. Des centaines d’autres les ont rejoints dans une série de manifestations collectives pour la libération de Kayed, y compris des grèves de la faim partielles et des protestations lors de l’appel nominal ; les prisonniers ont subi des raids, des transferts de masse, des interdictions de visites familiales, la mise en isolement et autres sanctions pour tenter de briser leur mouvement de protestation collective.

Plus de 170 organisations palestiniennes et internationales ont signé l’appel pour la liberté de Kayed, et des manifestations se développent dans toute la Palestine et à l’étranger. Le Réseau de Solidarité du Prisonnier Palestinien Samidoun met en lumière l’appel de Kayed ci-dessous : « Ce que j’ai reçu de vous par le biais de vos luttes, vos sit-ins, vos manifestations, me donne plus de détermination pour continuer à aller de l’avant jusqu’à la victoire. La liberté ou le martyre » et appelle en urgence à l’intensification des manifestations, des actions et de la lutte en appui de Bilal Kayed et de ses codétenus en ce moment critique de la lutte.

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Lettre du gréviste de la faim Bilal Kayed

À mon peuple héroïque palestinien…
Gens libres du monde…

Dans cette étape difficile que je subis sur un plan personnel, dans la lutte contre la tentative de forcer ma soumission à l’occupation brutale qui a pris la décision de me liquider, pour rien d’autre que le fait que j’ai été aux côtés des prisonniers de mon peuple, défendant mes droits et leurs droits et les droits de leurs familles pour parvenir à accéder même aux conditions minimales de la dignité humaine. Il n’est pas étrange que je me trouve moi-même soutenu par l’ensemble de mon peuple, de ceux qui m’entourent avec leurs cris et leurs pleurs et leur soutien et font des efforts inlassables pour annihiler l’injustice qui a été infligée, à moi et aux prisonniers. Ce qui arrive est tout à fait en accord avec l’esprit d’entente nationale dans lequel j’ai été élevé, par vous, mon peuple et par les peuples libres du monde, où qu’ils soient. En Cisjordanie , se dressant contre l’oppression ; dans les terres occupées [de 1948], fiers et enracinés dans la terre et le respect de leur identité ; mon peuple héroïque dans Gaza victorieuse et tous les hommes libres du monde, de toutes les nationalités et de toutes les origines.

Je suis ici, aujourd’hui, terminant ma première étape dans ma bataille avec cet occupant brutal et j’ai annoncé ma deuxième étape, qui est celle de l’unité avec tous les prisonniers de tous horizons et partis politiques pour que nous puissions tous, collectivement, nous tenir à l’avant-garde de la lutte nationale, à l’intérieur et à l’extérieur des prisons.

Après avoir reçu cette décision des tribunaux de l’occupation militaire (comme je l’attendais) [de rejet de son appel contre la détention administrative] ignorant ma liberté, la vie et la dignité, il est nécessaire que je répondre afin de faire face à cette décision brutale. Ainsi à partir d’aujourd’hui, 1er août 2016, je refuse tous les examens médicaux proposés par les médecins de l’hôpital. J’exige mon retour immédiat en prison malgré la détérioration de mes conditions de santé, pour me tenir debout sur un seul front et sur une seule ligne dans les cellules de l’occupation, aux côtés de tous les prisonniers en révolte, élevant la voix avec force : Votre décision ne passera pas facilement ! Surtout après que l’occupation ait franchi une autre ligne rouge, encore plus dangereuse, en m’envoyant en détention administrative, ce qui vise à liquider tous les dirigeants du mouvement de prisonniers et ses cadres et ceux qui lèvent haut sa bannière en défense du droit des prisonniers à la liberté et à la dignité.

Mon peuple héroïque, l’heure du combat est arrivée. Je suis plein d’espoir. Car j’ai toujours su que vous, vous êtes le mur protecteur, défendant notre lutte. Ce que j’ai reçu de vous par vos luttes, vos sit-in, vos manifestations, me donne plus de détermination pour continuer vers l’avant jusqu’à la victoire. La liberté ou le martyre.

La victoire est inévitable.

Bilal Kayed
Hôpital Barzilai
1er août 2016
Source : Samidoun.ca
Traduction : André Comte

أسير الجبهة الشعبية لتحرير فلسطين ‫#‏بلال_كايد‬ يوجه رسالة لأحرار العالم في يومه ال48 من إضرابه المفتوح عن الطعام ..
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جماهير شعبنا البطل، أحرار العالم في كل بقاع الأرض ..
في هذه المرحلة العصيبة التي أمر بها على الصعيد الشخصي في حرب أعلنتها على محاولة تركيعي من قبل الاحتلال الغاشم، الذي أخذ قراراً بتصفيتي لا لشيء إلا لأني كنت أقف إلى جانب أبناء شعبي من الأسرى، مدافعاً عن حقّي وحقهم وحق أهاليهم في ظروف إنسانية بحدّها الأدنى من الكرامة، وليس غريباً أنني وجدت نفسي إلى جانب أبناء شعبي جميعاً ملتفّين حولي بصرخاتهم ووقفاتهم ومحاولاتهم الدؤوبة، لإزالة الظلم الذي وقع علي وعلى الأسرى أمثالي، وهذا يأتي انسجاماً مع الفهم الوطني الذي نشأت عليه منكم ومن أبناء شعبي الأحرار أينما تواجدوا، في الضفة الثائرة في وجهة القهر، والداخل الفلسطيني الأبيّ والمتجذّر والمتمسك في الهوية، وأبناء شعبي البطل في غزة المنتصرة، وفي كل أنحاء العالم مع جميع الأحرار من كافة الجنسيات والفئات.
وها أنا اليوم أعلن عن تدشين مرحلتي الأولى في صراعي مع هذا المحتل الغاشم، وأعلن ابتداء مرحلتي الثانية، والتي ستتمحور في التوحّد مع كل الأسرى في كافة أطيافهم وأحزابهم، لنشكّل سويّة رأس حربة النضال الوطني في داخل السجون وخارجها.
فبعد أن جاء القرار من محكمة الاحتلال العسكرية (كما توقعت) متجاهلاً حقي بالحرية والحياة بكرامة، بات من الضروري أن يكون هنالك رد من قبلي، يليق في هذا القرار الغاشم، عبر امتناعي ابتداءً من اليوم 1/8/2016 عن التعاطي مع أيّة فحوصات طبية يعرضها عليّ الأطباء في المستشفى والمطالبة في العودة الفوريّة إلى السجن، رغم تردّي حالتي الصحية، والوقوف في صف واحد في زنازين إدارات السجون التابعة للاحتلال، جنباً إلى جنب مع كل الأسرى المنتفضين والعليين للصوت، لن يمر قراركم في سهولة، خصوصاً بعد أن تخطّى الاحتلال بقرار اعتقالي إدارياً خطاً أحمراً آخر أكثر خطورة، والذي يهدف من خلاله على تصفية كل قيادات الحركة الأسيرة وكوادرها، والرافعين للوائها، والمدافعين عن حق أسراها بالحرية وبالعيش بكرامة.
يا أبناء شعبي البطل، لقد دقّت ساعة النضال، وكلّي أمل كما عهدتكم دوماً بأن تكونوا الجدار الحامي والساند لنضالنا، وما يصلني منكم من نضالات ووقفات واحتجاجات يزيدني عزماً وإصراراً على المضي قدماً حتى النصر، إما بالحرية أو بالاستشهاد.
وإننا حتماً لمنتصرون
المعتقل بلال كايد – مستشفى برزلاي « عسقلان » – 1/8/2016
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الحرية للرفيق الأسير بلال كايد .. الدعم و المساندة لكل الأسرى في سجون الإحتلال الغاشم ..
http://www.ism-france.org/temoignages/Lettre-de-de-prison-de-Bilal-Kayed-a-son-48eme-jour-de-greve-Vos-luttes-me-donnent-encore-plus-de-determination-pour-la-victoire–article-20059/


Le pouvoir du «Niet»

par Dmitry ORLOV

ICHClubOrlov, 27.7.2016 – Voici la manière dont les choses sont censées fonctionner sur cette planète: aux États-Unis, les structures de pouvoir (publiques et privées) décident ce qu’elles veulent que le reste du monde fasse. Elles communiquent leurs vœux par les canaux officiels et officieux, et comptent sur une coopération automatique. Si la coopération n’intervient pas immédiatement, elles appliquent des pressions politiques, économiques et financières. Si cela ne produit toujours pas l’effet escompté, elles tentent de changer de régime par une révolution de couleur, un coup d’État militaire ou en organisant et finançant une insurrection conduisant à des attaques terroristes et à la guerre civile chez la nation récalcitrante. Si cela ne fonctionne toujours pas, ils bombardent le pays le réduisant à l’âge de pierre. C’est ainsi que cela fonctionnait dans les années 1990 et 2000, mais dernièrement une nouvelle dynamique a émergé.

Au début, elles se concentraient sur la Russie, mais le phénomène s’est depuis répandu dans le monde et est même prêt à engloutir les États-Unis eux-mêmes. Il fonctionne comme ceci: les États-Unis décident ce qu’ils veulent que la Russie fasse et communiquent leurs souhaits dans l’expectative d’une coopération automatique. La Russie dit «Niet». Les États-Unis alors entreprennent toutes les étapes ci-dessus à l’exception de la campagne de bombardement, à cause de la puissance de dissuasion nucléaire russe. La réponse reste «Niet». On pourrait peut-être imaginer qu’une personne intelligente au sein de la structure du pouvoir étasunien dirait: «Sur la base des preuves que nous avons devant nous, dicter nos conditions à la Russie ne fonctionne pas; nous allons essayer de négocier de bonne foi avec elle, comme des égaux». Et puis tout le monde applaudirait disant: «Oh! C’est génial! Pourquoi n’y avions-nous pas pensé?» Mais au lieu de cela, cette personne serait le jour-même virée parce que, voyez-vous, l’hégémonie mondiale étasunienne est non-négociable. Et donc ce qui se passe à la place est que lesÉtasuniens déconcertés, se regroupent et essayent de nouveau; ce qui donne un spectacle tout à fait amusant.

L’ensemble de l’imbroglio Snowden était particulièrement amusant à suivre. Les États-Unis exigeaient son extradition. Les Russes ont répondu: «Niet, notre constitution l’interdit». Et puis, de manière hilarante, quelques voix en Occident ont demandé alors que la Russie change sa constitution! La réponse, ne nécessitant pas de traduction, était «ha-ha-ha-ha-ha!». L’impasse sur la Syrie est moins drôle: les Étasuniens ont exigé que la Russie aille de pair avec leur plan pour renverser Bachar al-Assad. L’immuable réponse russe a été: «Niet, les Syriens décideront de leurs dirigeants, pas la Russie ni les États-Unis». Chaque fois qu’ils l’entendent, les Étasuniens se grattent la tête et … essayent de nouveau. John Kerry était tout récemment à Moscou, pour engager une «session de négociations» marathoniennes avec Poutine et Lavrov.

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[Ci-dessus, une photo de Kerry parlant à Poutine et à Lavrov à Moscou il y a environ une semaine. Leurs expressions faciales sont tout à fait expressives. Kerry est dos à la caméra, babillant comme à son habitude.] Le visage de Lavrov montre: «Dire que je suis obligé de rester ici écouter de nouveau ses incohérences». Le visage de Poutine dit: «Oh le pauvre idiot, il ne peut se résoudre à accepter que nous allons de nouveau juste dire ‘Niet’». Kerry est rentré chez-lui avec un autre «Niet».

Ce qu’il y a de pire est que d’autres pays entrent dans ce jeu. Les Étasuniens ont dit aux Britanniques exactement comment voter, cependant ceux-ci ont dit «Niet» et ont voté pour le Brexit. Les Étasuniens ont dit aux Européens d’accepter les conditions désastreuses que voulaient imposer leurs grandes transnationales, le Partenariat pour le commerce et l’investissement transatlantique (TTIP), et les Français ont dit «Niet, ça ne passera pas». Les États-Unis ont organisé un nouveau coup d’État militaire en Turquie pour remplacer Erdoğan par quelqu’un qui ne tentera pas d’essayer de faire le gentil avec la Russie. Les Turcs ont dit «Niet» à cela aussi. Et maintenant, horreur des horreurs, c’est Donald Trump qui dit «Niet» à toutes sortes de choses: l’OTAN, la délocalisation des emplois étasuniens, l’entrée à des vagues de migrants, la mondialisation, les armes pour les ukrainiens nazis, le libre-échange …

L’effet psychologiquement corrosif du «Niet» sur la psyché hégémonique étasunienne ne peut être sous-estimé. Si vous êtes censé penser et agir comme un hégémon, mais où seule fonctionne la partie penser, le résultat est la dissonance cognitive. Si votre travail est d’intimider les nations tout autour, et que les nations refusent de l’être, alors votre travail devient une blague, et vous devenez un malade mental. La folie qui en résulte a récemment produit un symptôme tout à fait intéressant: quelque membres du personnel du Département d’État étasunien, ont signé une lettre – rapidement fuitée – appelant à une campagne de bombardement contre la Syrie pour renverser Bachar al-Assad. Voilà des diplomates!

La diplomatie est l’art d’éviter la guerre, par la négociation. Les diplomates qui appellent à la guerre ne sont pas tout à fait … des diplomates. On pourrait dire que ce sont des diplomates incompétents, mais ce ne serait pas suffisant (la plupart des diplomates compétents ont quitté le service pendant la seconde administration Bush, beaucoup d’entre eux à cause du dégoût d’avoir à mentir au sujet de la justification de la guerre en Irak). La vérité est, qu’ils sont malades, des va-t-en-guerre non-diplomates mentalement dérangés. Voilà la puissance de ce simple mot russe qui leur a fait perdre littéralement la tête.

Mais il serait injuste de mettre en avant le Département d’État. C’est l’ensemble du corps politique étasunien qui a été infecté par un miasme putride. Il imprègne toutes les choses et rend la vie misérable. En dépit de l’augmentation des problèmes, la plupart des autres choses aux États-Unis sont encore un peu gérables, mais cette chose-là: l’incapacité d’intimider l’ensemble du monde, ruine tout. C’est le milieu de l’été, la nation est à la plage. La couverture de plage est mitée et râpée, l’ombrelle trouée, les boissons gazeuses dans la glacière pleines de produits chimiques nocifs et la lecture estivale ennuyeuse … et puis il y a une baleine morte qui se décompose à proximité, dont le nom est «Niet». Elle ruine tout simplement toute l’ambiance!

Les têtes bavardes des media et des politiciens de l’ordre établi, sont à ce moment, douloureusement conscients de ce problème, et leur réaction prévisible est de blâmer ce qu’ils perçoivent comme la source des maux: la Russie, commodément personnifiée par Poutine. «Si vous ne votez pas pour Clinton, vous votez pour Poutine» est une devise puérile nouvellement inventée. Un autre est «Trump est l’agent de Poutine». Toute personnalité publique qui refuse de prendre une position favorable à l’ordre établi est automatiquement étiquetée«idiot utile de Poutine». Prises au pied de la lettre, de telles allégations sont absurdes. Mais il y a une explication plus profonde en ce qui les concernent: ce qui les lie toutes ensemble est la puissance du «Niet». Le vote pour Sanders est un vote pour le «Niet»: l’ordre établi du Parti démocrate a produit une candidate et a dit aux gens de voter pour elle, et la plupart des jeunes ont dit «Niet». De même avec Trump: L’ordre établi du Parti républicain a fait trotter ses sept nains et dit aux gens de voter pour l’un d’eux, et pourtant la plupart des ouvriers blancs laissés pour compte ont dit «Niet» et voté pour un outsider, Blanche neige.

C’est un signe d’espoir de voir que les gens à travers le monde dominé par Washington, découvrent la puissance de «Niet». L’ordre établi peut encore apparaitre, pimpant de l’extérieur, mais sous la nouvelle peinture brillante, il cache une coque pourrie, qui prend eau à toutes les jointures. Un «Niet» suffisamment retentissant sera probablement suffisant pour le faire couler, permettant quelques changements très nécessaires. Quand cela se produira, je vous prie de vous rappeler que c’est grâce à la Russie … ou, si vous insistez, Poutine.

 

Dmitry Orlov est né à Leningrad et a immigré aux États-Unis en 1970. Il est l’auteur de Reinventing Collapse, Hold Your Applause! et Absolutely Positive. Il publie toutes les semaines sur le phénoménalement populaire blog  www.ClubOrlov.com .

 

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[http://www.informationclearinghouse.

info/article45187.htm]

[Traduction Alexandre MOUMBARIS

relecture Marie-José MOUMBARIS]


Crime de Saint-Etienne-du-Rouvray: religion ou politique?

New post on Mounadil al Djazaïri

 

Crime de Saint-Etienne-du-Rouvray: religion ou politique?

by Dziri

Je reproduis ici un texte rédigé par une connaissance internautique. A peu de choses près, je partage son analyse

Deux choses à observer en préambule: le prêtre assassiné, Jacques Hamel, avait 84 ans! C’est donc à un vieillard que la canaille s’en est pris. Et c’était un ami des Musulmans.

Le Père Jacques Hamel

Comme chez la plupart des gens, je pense, l’agression sauvage contre des membres du clergé et des fidèles dans une église de Saint-Etienne-du-Rouvray près de Rouen en Normandie éveille en moi répulsion et dégoût.

A l’heure où ces lignes sont écrites, le bilan fait état d’un mort, le curé de la paroisse qui a été égorgé, et d’un blessé grave tandis que les deux malfaiteurs ont été tués par la police.

J’entendais tout à l’heure sur France Info une journaliste de la Croix (peut-être Isabelle Demangeat) dire en quelque sorte que les Musulmans devraient peut-être faire le ménage dans ce qui, dans leur doctrine, incite à la violence.

Je dirais pourquoi pas? Après tout, le journal La Croix qui avait été fermé par la France Libre pour vichysme par trop voyant a sûrement dû se livrer à une quelconque introspection.

Sauf que en disant cela, cette personne situe la question du terrorisme sur le terrain religieux alors que nous sommes devant des faits de nature politique qui sont inintelligibles si on on ne prend pas en compte la politique étrangère de la France et sa situation politique et sociale intérieure.

On devrait par exemple réfléchir un peu mieux sur la question de l’état d’urgence,instauré pour faire face à la menace terroriste et pour assurer la sécurité des citoyens comme parachèvement des dispositions prévues par Vigipirate. Nous sommes pourtant bien obligés de constater son inefficacité sur ce plan.

Et en effet, l’état d’urgence, l’exemple turc le rappelle clairement, n’a pas pour but d’assurer la sécurité de la population mais de garantir celle du gouvernement et du régime. Et si nous poursuivons notre réflexion, nous sommes aussi bien obligés de dire, en dépit de l’horreur des crimes terroristes et des souffrances qu’ils infligent à des innocents, que ces crimes ne constituent en aucun cas une menace pour la Vème République.

Il est par contre patent que ce régime (la Vème) vit une crise interne d’ampleur qui résulte de son incapacité à résoudre les problèmes économiques et sociaux du pays, à agir indépendamment de l’Europe en matière de politique économique et de l’OTAN en matière de politique internationale. Le noeud coulant qui se serrait progressivement depuis le quinquennat Sarkozy est en train de se refermer sur le système de pouvoir.

C’est peut-être une des dernières occasions pour moi de réfléchir un peu posément car je crains que le crime commis dans cette église normande n’annonce des jours terribles. Et les paroles d’apaisement adressées aux fidèles de toutes confessions n’y feront rien car le problème n’est ni religieux, ni même communautaire..


L’attentat de Nice rappelle l’Opération Gladio

par Paul Craig ROBERTS

Information Clearing House, 18/7/16 – Des commentateurs qui ont appris à se méfier des explications officielles, tels que Peter Koenig et Stephen Lendman, ont soulevé des questions au sujet de l’attentat de Nice.

Il semble vraiment étrange qu’une personne seule conduisant un gros camion ait pu accéder à des zones sécurisées où les Français s’étaient réunis pour regarder les feux d’artifice commémorant la prise de la Bastille. Il semble aussi étrange, que cet événement soit qualifié de terroriste lorsque la famille de l’auteur présumé soutien qu’il n’était pas du tout religieux et n’avait aucune motivation religieuse.

Le saurons-nous jamais? Encore une fois l’auteur présumé est mort, ayant laissé, complaisamment, derrière lui sa carte d’identité.

Il semblerait qu’une des conséquences pour la France sera l’instauration permanente de l’état d’urgence. Cette mise au pas de la société servira également à la marionnette capitalise Hollande d’évacuer les protestations contre l’abrogation des protections du droit de travail en France. Ceux qui protesteront contre la perte, si durement gagnés, de leurs acquis seront restreints par l’état d’urgence.

C’est incroyable de voir comme cette attaque a été commode pour le capitalisme mondial, qui est le principal bénéficiaire de cette nouvelle «réforme» du Code de travail d’Hollande.

Les questions soulevées par Koenig et Lendman rappellent l’Opération Gladio, nom de code donné à une opération secrète de l’OTAN, mise en place par Washington après la Seconde Guerre mondiale en réponse à la crainte de l’Europe occidentale quant à une éventuelle invasion de celle-ci par l’Armée rouge. Initialement Gladio consistait en la création de caches d’armes et à celle d’une organisation devant mener la guérilla contre l’armée d’occupation soviétique.

Au lieu d’une invasion soviétique, la menace qui a émergé fut la popularité du Parti communiste en France et surtout en Italie. Washington craignait que des partis communistes gagnent suffisamment de voix pour former un gouvernement, que l’Empire de l’Europe occidentale qu’elle dirigeait soit brisé et que ces gouvernements communistes s’alignent avec Moscou.

Par conséquent, Gladio a été tourné contre les Partis communistes européens. Le service de renseignement italien en collaboration avec la CIA a commencé à commettre des attentats en Italie dans les lieux publics, comme dans la gare de Bologne où 285 personnes ont été tuées, mutilées ou blessées.

L’opérateur du Gladio Vincenzo Vinciguerra fut le premier à révéler l’existence de Gladio lors de son procès de 1984 pour le bombardement de la gare de Bologne en 1980. Interrogé sur l’attentat de Bologne, Vinciguerra a déclaré: «Il existe en Italie une force secrète parallèle aux forces armées, composée de civils et des militaires, qui dans un but antisoviétique, organisent une résistance sur le sol italien contre l’armée russe … Une organisation secrète, une super-organi-sation, avec un réseau de communication, des armes, des explosifs, et des hommes formés pour les utiliser … Une super-organisation qui, faute d’une invasion militaire soviétique, qui pourrait ne jamais se produire, a pris pour tâche, au nom de l’OTAN, d’empêcher un glissement de l’équilibre politique du pays vers la gauche. C’est bien ce qu’ils ont fait, avec l’aide des services secrets officiels et les forces politiques et militaires»(https://en.wikipedia.org/wik/Vincenzo_Vinciguerra)

Il a fallu attendre 1990, six ans plus tard ans, pour que le Premier ministre italien, Giulio Andreotti, reconnaisse officiellement l’existence de Gladio.

Le général italien Gerardo Serravalie commandait la participation italienne de Gladio dans la première moitié des années 1970. Wikipédia rapporte qu’il a déclaré que les responsables de la planification et la coordination «étaient des officiers responsables des structures secrètes de la Grande-Bretagne, de la France, de l’Allemagne, de la Belgique, du Luxembourg, des Pays-Bas et d’Italie. Ces représentants des structures secrètes se rencontraient tous les ans dans l’une des capitales … Aux réunions de ‘stay-behind’ des représentants de la CIA étaient toujours présents.»(https://en.wikipedia.org/wiki/Operation_Gladio)

Des années 1960 jusqu’au milieu des années 1980 il y eu beaucoup d’attentats à la bombe avec de nombreuses victimes civiles. Vinciguerra a déclaré: «On était censé attaquer des civils, des femmes, des enfants, des personnes innocentes en dehors de l’arène politique, pour une raison simple: forcer le public italien à se tourner vers l’État, vers le régime et demander une plus grande sécurité…. Telle était la logique politique derrière tous les attentats. Ils restent impunis parce que l’Etat ne peut pas se condamner.» (https://www.youtube.c om/watch?v=vaMUbCpaRyc).

Les attentats ont été imputés à des groupes terroristes communistes, tels que les Brigades rouges et la bande Baader-Meinhof; des groupes qui auraient pu être réels ou des couvertures inventés par les services secrets pour discréditer des partis communistes européens.

En 1984, le juge Felice Casson a rouvert une enquête vieille de 12 ans qui concernait une voiture piégée à Peteano, en Italie. Le juge a conclu que l’affaire avait été falsifiée et le blâme jeté sur lesBrigades rouges, mais en fait avait été le travail des services secrets militaires, Servizio Informazioni Difesa (SID) en conjonction avec Ordine Nuovo, une organisation d’extrême droite créée ou cooptée parGladio. Le responsable de la police qui a falsifié l’enquête a été condamné à la prison. L’enquête du juge Casson a conclu que le bombardement Peteano faisait partie d’une série d’attentats menés par Gladio, qui comprenaient l’attentat de Milano Piazza Fontane ayant tué 16 personnes et en ayant blessé 80 autres et l’attentat à la bombe à Bologne en 1980 qui a fait 85 morts et 200 blessés.

Sur la base des révélations italiennes, les gouvernements belges et suisses ont entrepris des enquêtes sur les Opérations Gladio dans leurs pays. Le gouvernement des États-Unis a nié toute participation aux attentats. Cependant, la recherche du juge Casson dans les archives des services secrets militaires italiens a mise au jour des preuves de l’existence du réseau Gladio, et le reliait à l’OTAN et aux États-Unis. (https://wikispooks.com/wiki/Operation_Gladio)

Les peuples occidentaux dont les démocraties ont dégénéré en ploutocraties sont inoculés contre la croyance que le gouvernement pourrait tuer ses propres citoyens. Clairement ils ont à apprendre concernant l’Opération Gladio.

L’Opération Gladio serait-elle encore bien vivante? Les événements terroristes d’aujourd’hui sont rejetés sur les musulmans plutôt que sur les communistes. Est-il possible que les attentats terroristes en France et en Belgique soient des Opérations Gladio?

 

Addendum:

Cette grande collection de photos dans le Daily Mail du Royaume-Uni sur l’attentat de Nice (http://www.dailymail.co.uk/news/article-36 91019/Several-people-injured-truck-c rashes-crowd-Bastille-Day-celebratio ns-Nice.html) ne semble pas montrer le sang dans les rues où le carnage est sensé avoir eu lieu, ou le sang associé aux corps qui ont été photographiés. Le camion blanc signalé comme avoir été l’arme du crime ne semble pas porter des traces de sang ou d’être endommagé. Un collègue avait une fois heurté un cerf, sa voiture a été totalement esquintée. Comment peut-il y avoir 186 personnes touchées et aucun dommage au camion? En outre, parmi les reportages il y a une vidéo d’un policier exposé aux tirs à quelques mètres de la cabine du camion. Pour que la police s’expose devant un fou, signalé armé, cela implique que soit il n’était pas armé, soit que la cabine du camion était vide. Pourquoi la police n’a pas ouvert la porte pour le saisir ou s’il était armé attendre qu’il épuise ses munitions? Dans tous ces attentats, l’auteur présumé est toujours abattu. Il est à noter également, qu’il y a déjà les noms et les photos des victimes et une histoire de l’auteur. Comment est-il possible que tant de photos de tant de personnes différentes soient si rapidement collectées et tellement d’informations recueillies à propos de l’auteur? Les médias ne posent jamais aux autorités publiques de telles questions, ni ne fournissent de réponses. Il semblerait que l’histoire ait été préparée et prête à être déclenchée quand l’événement s’est produit, et que ce sera tout ce que nous n’obtiendrons jamais.

Et que faisons-nous de ceci: (http://www.globalresearch.ca/the-par is-bataclan-terror-attack-six-french-mi litary-were-present-instructed-not-to-i ntervene-people-died/5534527). Pourquoi des soldats français armés sur scène susceptibles d’arrêter le carnage au Bataclan ont reçu l’ordre de se retirer?

 

Le Dr Paul Craig Roberts était Secrétaire-adjoint du Trésor sur la Politique économique et rédacteur associé au Wall Street Journal. Il contribute à Business Week, Scripps Howard News Service, and Creators Syndicate. Il a eu plusieurs postes universitaires. Ces colonnes sur internet ont attiré un intérêt mondial. Ses derniers livres sont: The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West, How America Was Lost, and The Neoconservative Threat to World Order.

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[http://www.informationclearing

house.info/article45134.htm]

[Traduction Alexandre MOUMBARIS

relecture Marie-José MOUMBARIS]