Le Parti communiste libanais appelle à une conférence de salut national

Le PCL appelle à une conférence de salut national :

 La prolongation du mandat du parlement est un précédent dangereux

 

Le Bureau politique du Parti Communiste libanais trouve dans la prolongation du mandat du parlement un précédent dangereux contre la Constitution et toutes les lois en vigueur au Liban et aussi un coup porté à la volonté populaire du changement, quels que soient les prétextes et les arguments avancés. En effet, la classe politique dominante, dont le parlement actuel constitue l’un des piliers essentiels, est responsable de ce qu’elle appelle « les circonstances de force majeure ». N’est-elle pas à la base de ces circonstances qu’elle avait provoquées dans le but d’empêcher toute possibilité de parvenir à une nouvelle loi électorale ? N’est-elle pas responsable des climats de mobilisation confessionnelle et de tension que vit le pays, à cause des différends qui séparent ses représentants et de leurs paris sur telle ou telle puissance étrangère ? N’est-elle pas, enfin, derrière les problèmes d’insécurité, tant par ce qu’elle appelle « la politique de neutralité » que par son refus de donner une couverture politique à l’armée afin que cette derrière puisse accomplir son devoir de sauvegarde du territoire, ce qui a aidé à la dégradation de la situation dans plus d’une région, dont la dernière fut Erdal (dans le nord de la Bekaa)?

 

Cette situation aurait du être la cause du renvoi des parlementaires, par respect des bases élémentaires de la démocratie, non d’imposer aux Libanais une prolongation de la crise des deux pouvoirs exécutif et législatif. Cette crise qui se généralise sur tous les plans et qui envenime les divisions partisanes et confessionnelles et charrie la corruption, l’instabilité et le chaos ; ce qui menace les bases mêmes de l’entité libanaise, sans parler de l’existence de l’Etat.

 

Dans ce contexte, le Bureau politique du Parti Communiste libanais déclare son refus de céder au chantage devant lequel nous a placés la classe politique qui gouverne le pays, et qui se résume par le slogan suivant : ou bien la prolongation du mandat parlementaire, ou bien le vide constitutionnel. Il se déclare opposé à toute reconnaissance de la légalité du parlement, ainsi que de toutes les décisions provenant de ce parlement, après le 25 juin. Il met en garde contre les dangers qui se profilent, dont, en premier lieu, la mainmise totale sur les institutions du pouvoir afin d’effectuer un nouveau partage du gâteau  entre les chefs des confessions.

 

Voilà pourquoi, le Bureau politique du PCL appelle les Libanais à ne pas céder à ce projet, mais à imposer un nouvel agenda différent, ayant pour objectif la reconstruction de l’Etat et du régime politico-économique sur les bases de la citoyenneté, de la justice sociale et de la dignité humaines. Il appelle aussi toutes les forces politiques démocratiques et progressistes à participer à la Conférence pour le salut national qui se tiendra le 15 juin afin de participer à l’appel pour la création du « Comité constitutionnel de transition » et de mettre au point un programme d’action visant à réaliser ces objectifs.

 

Le Bureau politique du PCL

Beyrouth, le 31 mai 2013

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