Que le peuple rejette le plan des bailleurs et le projet du gouvernement!

Grèce

Débat parlementaire «Concernant à propos des négociations en cours»

La première réponse du SG du CC du KKE

Dimitris KOUTSOUMBAS, SG du CC du KKE

La discussion précipitée de deux heures aujourd’hui, pour laquelle vous avez appelé de manière urgente, est, à notre avis, pleinement conforme à la tactique du gouvernement SYRIZA1-ANEL2 qui cherche à conduire le peuple grec à la soumission et à la renonciation de tout ce pour quoi il a combattu au fil des années, tels que l’abolition des memoranda et l’obtention de dédommagements – quelles que soient les faiblesses de ce combat – et de lui faire renoncer même aux modestes promesses préélectorales de SYRIZA.

C’est la responsabilité du gouvernement et des bailleurs de fonds, si le peuple grec est mis devant le fait d’avoir à choisir entre la peste et le choléra. Ce n’est certainement pas sans précédent, mais extrêmement dangereux, d’avoir à choisir entre le plan Juncker et le projet du gouvernement SYRIZA.

Si ce chantage atteint son but, le peuple vivra une nouvelle et longue période de pauvreté, de peur et de misère encore inégalées.

Le peuple deviendra soit le protagoniste dans la lutte, en intégrant son expérience à sa puissance inexploitée et jettera au rebus ce chantage cru, soit subira de nouvelles défaites et déceptions, et surtout perdra ces batailles qu’il n’aura même pas essayé de livrer.

Nous, au parlement, nous nous positionnons avec pour critère le rejet complet des memoranda, le dédommagement pour les pertes subies par notre peuple, la nécessité du déclenchement dès aujourd’hui du déroulement d’un combat ayant pour seule finalité: la sortie de l’UE, la socialisation des monopoles, l’annulation de la dette.

La dite dette ne se conteste pas en retardant une échéance pour l’emballer avec les suivantes, mais par son refus, sa non reconnaissance définitive et irrévocable.

Mais vous n’avez pas, sous n’avez jamais eu les tripes pour le faire.

Plusieurs disent que le débat d’aujourd’hui est un moyen pour vous de vider la ND3, le PASOK4et le Potami5 de certains de leurs arguments propagandistes et tacticiens, ou de vous amuser en titillant l’anxiété et les réactions d’une partie de vos députés.

Cependant nous insistons sur le fait que tout cela n’est pas votre objectif principal. Votre objectif principal ce sont les sans emploi, les travailleurs, les retraités, les professionnels indépendants dans la ville et la campagne. C’est ceux-là que vous voulez duper.

La tactique de Nasr Eddin Hodjaest connue depuis bien longtemps

Vos partenaires de l’UE, vous ont déjà prêté main forte, directement ou indirectement, ouvertement ou en coulisses.

Ils mettent en avant un paquet avec beaucoup de mesures, vieilles et brutales, pour montrer leur disposition à renoncer à une petite partie, mais à exiger un nouveau memorandum.

Et vous de votre côté avez fait une liste de propositions qui finiront par aboutir à un accord barbare, quelque chose entre le courriel de Hardouvelis [ministre des Finances du gouvernement précédent—NdT] et le courriel de la troïka, qui vit et prospère toujours, avec un nouveau nom, celui des «trois institutions».

Vous le savez bien, la tactique de Nasr Eddin Hodja est connue depuis bien longtemps. Elle a servi largement aux gouvernements précédents.

L’UE et le FMI mettent dans le sac des mesures plus nombreuses et plus exécrables, de manière à en supprimer quelques-unes sous forme de concessions, pour que tout le monde soit satisfait et que le peuple soit soulagé que ce ne soit encore pire.

Se joue une tragédie d’une importance primordiale, mais pour le peuple elle est aussi dramatique.

Vous suivez une tactique qui diffère de celle de la ND et du PASOK; et vous êtes obligés de faire ainsi pour paraître répondre aux espoirs du peuple, alors qu’en fait, pas un seul jour il ne vous a traversé l’esprit ni même venue l’idée que le peuple martyrisé puisse devenir le protagoniste des événements.

Vous marchandez le vote du peuple pour le convaincre de vous soutenir dans votre œuvre antipopulaire, dans ce grand compromis que vous allez faire et que le gouvernement a commencé à mettre en route avec l’accord du 20 février.

Vous marchandez les espoirs du peuple en performant, le rôle réactionnaire, conservateur et en dernière analyse consensuel de la ND, du PASOK et de Potamos. Même la critique insidieuse que vous fait l’Aube dorée, de manière à pousser le peuple se mettre à craindre autre chose: Y aurait-il un plan pour vous renverser…, par conséquent abaissez les têtes!

Vous osez même prétendre que le KKE reste indifférent et apathique, comme si nous ne voyions pas la lutte que, soi-disant, vous faites.

Vous jouez avec la douleur du peuple, qui littéralement cherche chaque jour à trouver un euro pour couvrir ses besoins les plus élémentaires, et en même temps vous distribuez des gazoducs et la richesse du pays aux monopoles tantôt européens, tantôt chinois, tantôt étasuniens, que vous gérez comme des parcelles gouvernementales-étatiques.

De nouvelles mesures s’ajoutent aux anciennes

Quatre mois après les élections du 25 janvier, les gens peuvent mieux voir ce qui se cachait, et ce qui se cache encore, derrière les déclamations rhétoriques de «négociations fières et ardues», pour lesquelles le gouvernement – et maintenant le Premier ministre – nous demande notre soutien.

Qu’avons-nous, quatre mois à peine, après les élections?

Premièrement: Il n’y a eu aucune abrogation des memoranda votés par la ND – PASOK; au contraire vous les avez légitimés. «Ce qui est fait est fait». Plus de 400 décrets d’application restent en vigueur, que le gouvernement s’est engagé à ne pas toucher.

Entretemps, le projet de loi présenté par notre Parti, appelant à l’annulation des memoranda, qui avait déjà été soumis la première semaine de l’instauration du gouvernement, n’a toujours pas été discuté par la Chambre. Cette proposition n’est pas une «figure de rhétorique», comme l’affirment les dirigeants de SYRIZA au sujet de l’abolition des memoranda, dont leur parti se servait comme mot d’ordre préélectoral. De toute évidence, ce n’était qu’un slogan pour tromper les électeurs.

Deuxièmement: Le gouvernement a déjà «gelé» même ses quelques promesses pré-électorales du programme de Thessalonique. Après que SYRIZA ait transformé son programme des 100 jours en programme de quatre ans, et encore, il renvoie maintenant à un avenir indéterminé la réalisation des promesses électorales. Il est démontré que SYRIZA pré-électoralement a joué sur l’angoisse de notre peuple en concentrant son attention sur certaines mesures immédiates qui n’étaient pas payées pas le grand capital, mais par les autres travailleurs, et suffisant à peine à soulager un peu la pauvreté extrême. Et finalement, SYRIZA ne fera même pas cela.

Troisièmement: Vous prenez de nouveaux engagements auprès de l’OTAN. Vous lui offrez de nouvelles bases, en élargissez d’autres, mettez en commun l’exploitation de la mer Égée bras dessus bras dessous avec les États-Unis, et vous êtes tout prêts à partir dans de nouvelles opérations dans la région. Et je vous dirai ceci: Aucun gouvernement depuis 1974 et n’a osé parler de la création d’une nouvelle base de l’OTAN sur une île égéenne, c’est sans doute un autre avant-gardisme de la gauche novatrice qui nous gouverne aujourd’hui.

Quatrièmement: Le gouvernement se prépare à signer un nouvel accord avec les bailleurs de fonds. Que cet accord vienne au comptant ou modulée sous forme d’échéances, à savoir qu’il y ait un accord minimum aujourd’hui et certaines mesures d’importance stratégique comme la sécurité sociale, pour plus tard, en septembre ou octobre, est une question secondaire. Maintenant vous vous préparez à légiférer sur certaines mesures antipopulaires, et d’autres suivront. C’est plutôt cela votre plan.

Nous ne parlons pas de la proposition des créanciers, que vous affirmez pour le moment rejeter, étant donné qu’elle contient des mesures antipopulaires d’une barbarie armageddonienne; nous parlons de votre propre proposition, la proposition de votre gouvernement, si finalement elle passe.

Vous négociez pour le compte du capital

Votre propre proposition, en vérité, en quoi consiste-t-elle?

Peut-être est-elle un accord bénéfique pour le peuple?

Loin s’en faut. C’est un accord qui sera douloureux pour le peuple, un nouveau memorandum qui non seulement consolide et donc légitime toutes les mesures anti-ouvrières et antipopulaires des précédents memoranda, interdisant même leur simple atténuation, mais ajoute également de nouvelles mesures couperets qui augurent une misère encore plus massive, la pauvreté pour la classe ouvrière et les autres couches populaires.

En substance, la proposition du gouvernement dit ceci:

  • Vous vous engagez à augmenter les impôts indirects antipopulaires, dont la TVA, qui entrainera de très fortes augmentations du coût des produits de première nécessité pour la consommation populaires, allant même jusqu’à 23% pour les aliments de base.
  • Vous vous engagez à rendre permanente la capitation dite «contribution de solidarité» imposée aux familles populaires dès que leurs revenus annuels s’élèveront à 30.000 euros.
  • Vous vous engagez à poursuivre la politique de privatisations et de libéralisation des secteurs stratégiques, tels que les ports et les aéroports, avec des conséquences négatives pour les travailleurs de ces secteurs et pour les utilisateurs de ces services.
  • Vous vous engagez à augmenter l’âge de la retraite, à abolir les droits à la retraite anticipée qui restent, et à ouvrir la voie à la perte d’autres assurances sociales par l’intégration des caisses de retraite et à travers des études actuarielles que vous nous dites que vous allez faire.

Laissez de côté vos effets oratoires affirmant que vous allez faire payer les riches, les oligarques, et vos balivernes pour tromper les travailleurs. C’est au nom de ces riches et de ces oligarques que vous négociez, ce sont leurs intérêts que vous mettez en avant.

Par contre, au même moment vous demandez au peuple, de surcroît, comme «devoir patriotique», de payer des impôts insupportables alors que le capital reste à l’abri. Aucune des exonérations d’impôts dont bénéficiait le grand capital n’ont été abolies, alors que par acte ou par autres initiatives législatives, sont effacées des dettes et des amendes de grands magnats et légalisés les revenus non déclarés des grands dépositaires en banque.

Même la quête de votre gouvernement pour de faibles excédents primaires, destinés à des paquets d’investissements, pour l’échelonnement du remboursement de la dette, ne sert pas véritablement à soulager la population, à augmenter les salaires, les retraites, les avantages sociaux, mais à trouver des ressources qui soutiendraient les investissements, la rentabilité et le redressement capitaliste, qui sont incompatibles avec les besoins et les droits des travailleurs.

Nous rejetons les plans des bailleurs de fonds et du gouvernement

Le gouvernement se moque crument du peuple quand il affirme qu’avec l’accord il garantit qu’il n’y aura pas de nouvelles réductions de salaires et de pensions. C’est précisément pour cette raison que ces engagements antipopulaires portent en eux et conduisent, avec une précision mathématique, le revenu populaire vers des nouvelles baisses.

Les nouvelles mesures ne seront pas, tout simplement, ajoutées au cadre antipopulaire existant, aux 400 décrets d’application qui restent en vigueur. Le gouvernement a imposé des défauts de paiement aux hôpitaux, aux universités, aux services sociaux en les obligeant à recourir pour leur trésorerie à des emprunts internes auprès des caisses de retraite, des municipalités et d’autres organismes publics ponctionnant leurs liquidités.

Mais de ce nouveau memorandum – accord, basé sur votre proposition, résultera la multiplication des préjudices au détriment des besoins des travailleurs et de la population. Il contient une dynamique plus dangereuse, parce qu’elle ouvre la voie à un nouveau cycle de chantages au dépens du peuple et dans un contexte où l’eurozone se redresse difficilement de la crise et où les contradictions deviennent plus aigües.

Pour nous, les plans des préteurs aussi bien que ceux du gouvernement, sont à rejeter.

Ce que nous devons reconnaitre au gouvernement est qu’il a réussi à dissimuler la véritable nature de la négociation et à cultiver jusqu’à un certain point la notion frauduleuse de «c’est la première fois qu’il y a des négociations», que «les Européens ont perdu leur sommeil à cause de SYRIZA» et que «le peuple devrait se rassasier de fierté pour le gouvernement et la négociation, indépendamment du fait que sa poche et son estomac se vident.»

Cela, nous l’avouons, dans une certaine mesure vous l’avez réussi et peu importe si elles ont de courtes pattes, puisque l’addition sera de nouveau réglée par les coutumières vaches à lait.

Voilà votre grande contribution au système:

…en une période où devrait et doit se renforcer le véritable radicalisme; où il devrait et doit se renforcer la mobilisation populaire de masse, la refonte du mouvement avec des objectifs tels que l’élimination des memoranda, le recouvrement de dommages subis par le peuple, l’annulation de la dette, la rupture et le désengagement de l’UE, la socialisation des monopoles …;

… vous nous assuriez que l’UE était «notre maison commune», vous vous moquiez du peuple en lui disant qu’il peut se débarrasser des memoranda et des troïkas sans pour autant rompre avec l’UE et le capital, c’est-à-dire, sans heurts avec les inspirateurs des memoranda;

… vous assuriez le peuple que la voie de la facilité par des élections législatives et de l’émergence d’un nouveau gouvernement, le vôtre, de «gauche», comme nouveau gestionnaire-négociateur, amènerait une autre situation, à son avantage;

… vous rouliez le peuple en disant que l’UE change, vous balanciez des espoirs mensongers et vous continuez encore à le faire en prétendant qu’il peut y avoir, dans cette alliance de loups qu’est l’UE, des relations d’égalité et de solidarité;

… vous cultivez la logique du moindre mal qui a commencé par le «moindre mal» du programme de Thessalonique, puis est devenu «n’allons pas plus loin les gars» pour finalement se transformer en «plus grand mal», ce qu’est votre proposition aux prêteurs.

Vous êtes assis du même côté de la table que les prêteurs

Avant tout, comme les autres partis, vous voulez forcer les gens à boire de l’eau au nom du redressement capitaliste, de faire dépendre leur vie et leur avenir de la profitabilité des capitaux et des marchés, parce que c’est cela que veut dire le redressement capitaliste et rien au-delà.

Bien qu’à force de parler notre langue s’engourdisse – et que nous ne sachions pas si votre oreille bourdonne de fatigue, nous nous adressons effectivement et principalement au peuple grec – nous le répéterons: La progression en faveur du peuple, et la négociation avec le capital et les monopoles en faveur du peuple, l’État grec étant membre de l’UE, de l’OTAN et ayant comme allié stratégique les États-Unis, ne peut résolument pas exister.

Depuis cette position vous négociez avec les prêteurs – nous ne vous avons jamais accusé du contraire -, vous êtes assis du même côté de la table et feigniez d’être négligés.

Pourquoi vous et les prêteurs considérez-vous comme des données intangibles les objectifs et les principes de fonctionnement de l’UE?

Vous négociez les termes de service d’une dette qui ressemble aux  têtes de l’Hydre de Lerne.

Le versement de chaque tranche, crée une nouvelle demande de prêt et il s’agit de prêts qui deviennent capitaux – profits des capitalistes.

Entre ces murs, ces limites, le résultat de toute négociation que vous pouvez avoir ne peut être qu’antipopulaire. Voilà pourquoi la solution réside dans la rupture avec ce cadre et non à la négociation de conditions d’égorgement de notre peuple.

Et bien évidemment, vous avez une opposition «de gauche» dans votre parti qui suggère une rupture – une caricature, une soi-disant rupture dans le cadre du développement capitaliste, où de nouveau le pays et le peuple seront liés par la dette, par de lignes directrices de l’UE ou d’autres alliances impérialistes et unions monétaires où elle participera probablement et où le peuple paiera les profits de ces centres d’affaires qui profiteront d’une monnaie nationale sous-évaluée, et pour d’autres une double monnaie.

Vous laissez courir des rumeurs laissant entendre que nous emprunterons à la Russie, la Chine et aux banques des BRICS, comme si ceux-là vous accorderont des prêts sans échange. Laissons de côté le fait que la Russie et la Chine, veulent que la Grèce reste dans la zone euro afin qu’ils puissent réaliser leurs plans d’investissements, puisqu’ils voient la Grèce surtout comme leur porte vers l’Europe.

Les dommages que cause par conséquent SYRIZA ne sont pas seulement économiques, à court ou à moyen terme, mais aussi néfastes dans une multiplicité d’aspects, dans les tentatives d’enlever aux dispositions radicales, toute trace de radicalité, de manière à ce que le peuple n’ose et ne puisse même plus imaginer, ni aujourd’hui ni demain, pouvoir avoir un avenir en dehors des murs d’aujourd’hui, avec les mêmes, bien entendu, au pouvoir.

Que le peuple mette ses propres «lignes rouges»

Nous appelons le peuple à établir face aux bailleurs de fonds et au gouvernement, ses propres lignes rouges. Et que ces lignes rouges ne s’identifient pas, ni ne convergent, ni qu’elles correspondent à la ligne rouge désignée par vous tous: les préteurs, le gouvernement et les autres partis. Où est l’UE et la reprise de l’économie capitaliste, avec le peuple poings et pieds liés? Chacun de vous a son rôle à jouer dans ce processus et surtout à l’intégration du peuple à sa résistance.

Il est nécessaire à notre avis que le peuple oppose sa grande puissance, qu’il n’a pas encore utilisée; mise de côté dans l’espoir que seulement en attendant, par des élections d’hier – d’aujourd’hui – de demain, sans doute, il lui sera possible de changer radicalement sa vie.

Et nous signalons cela, surtout aujourd’hui que les élections sont utilisées de nouveau comme un scenario pour que le peuple devienne complice à la mise en place des nouveaux accords antipopulaires.

La force du peuple toutefois réside  avant tout et principalement dans l’organisation, dans la lutte de classe, dans la lutte intransigeante pour récupérer ce qu’il a perdu, dans la préparation et l’organisation de sa contre-attaque, pour exiger immédiatement, maintenant, l’abolition des memoranda et de leurs décrets d’application.

La force des luttes se multiplie et n’apporte quelques résultats que lorsqu’elle se développe et progresse par l’expérience-même de la lutte des travailleurs contre le pouvoir des monopoles, de l’UE et de l’OTAN.

C’est dans cette sens que se bat le KKE et contribue à la lutte par des propositions de loi, amendements et autres interventions qu’il soumet au Parlement et qui soit n’arrivent pas à la discussion, soit sont rejetées par le gouvernement.

Pour donner une solution définitive en faveur du peuple il faut une véritable rupture. Rupture avec le pouvoir du capital, désengagement de l’UE, annulation unilatérale de la dette.

Rupture signifie, que la classe ouvrière avec les couches populaires viennent au pouvoir, que les moyens de production deviennent propriété sociale, que la production et les services sociaux soient élaborés centralement, scientifiquement, et qu’ils soient mis sous le contrôle des travailleurs, avec pour objectif le bienêtre du peuple.

Et nous nous adressons particulièrement au monde radical, aux forces ouvrières et populaires qui ont cru SYRIZA et qui aujourd’hui ont la possibilité et l’expérience de tirer quelques conclusions. Qu’ils rencontrent le KKE dans la lutte et le mouvement, même s’ils ont des réserves concernant des positions spécifiques.

Rencontrons-nous de nouveau dans les luttes populaires et les grandes manifestations, comme celle organisée le 11 juin contre le mémorandum-accord.

Voilà le chemin d’une position véritablement fière et digne.

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[Ριζοσπάστης, 6.6.2015, http://www.rizospastis.gr/page.do?id=15837&publDate=6%2F6%2F2015&pageNo=6]

[Traduction Alexandre MOUMBARIS

relu par Marie-José MOUMBARIS

pour le Saker francophone et le Comité Valmy]

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